Au moins 22 personnes ont été tuées et 146 blessées dans un attentat qui a eu lieu devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth, mardi 19 novembre, selon le gouvernement libanais. Parmi les victimes figure le conseiller culturel iranien, dont la mort a été confirmée par le ministère des affaires étrangères iranien. L'ambassadeur d'Iran serait, lui, sain et sauf. 




Après quelques heures de confusion, l'armée libanaise a déclaré que les attaques étaient des attentats suicide. Selon des responsables libanais, les images recueillies par les caméras de sécurité montrent qu'un kamikaze a été l'origine d'une première déflagration devant la façade de l'ambassade, et qu'une voiture piégée a explosé quelques minutes plus tard, deux bâtiments plus loin. Le site d'informations Now Lebanon, avait indiqué qu'il y avait eu deux explosions successives, peu avant 10 heures, heure locale (9 heures, heure de Paris).
Les attaques ont été revendiquées par les brigades Abdullah Azzam, un groupusucule islamiste lié à Al-Qaida. Ce groupe, qui a commencé à opérer en 2009, est une émanation d'Al-Qaida en Irak. Créée par le Saoudien Saleh Al-Qaraawi, cette "filiale" est basée à la fois au Liban et dans la péninsule Arabique, selon le département d'Etat américain. L'organisation avait mené en juillet 2010 une attaque contre un navire pétrolier japonais traversant le détroit de Hormuz, et serait responsable de plusieurs attaques de roquettes menées depuis le Liban contre le nord d'Israël.
 

L'IRAN ACCUSE ISRAËL

Les médias libanais, dont la télévision Al-Manar, ont diffusé des images des lieux, montrant des corps et des blessés, des flammes et des colonnes de fumée noire. Sur place, notre correspondante Laure Stephan a décrit des flaques de sang, des débris de verre et des morceaux de corps qui jonchaient le sol, après avoir volé depuis les terrasses situées au-dessus de l'ambassade. Plusieurs voitures ont été calcinées. Très puissante, l'explosion a été entendue à plusieurs kilomètres alentour.
L'armée a bouclé le périmètre autour de l'ambassade d'Iran, dans un quartier résidentiel considéré comme un fief du puissant parti chiite libanais Hezbollah. Les secouristes semblent avoir terminé d'évacuer les corps et les blessés, qui ne comptent pas d'enfants. De nombreux habitants viennent vérifier si leurs proches ne font pas partie des victimes. La présence de combattants du mouvement chiite Amal qui patrouillent devant les immeubles calcinés armés de kalachnikov ajoute à la tension sur place.
La guerre civile en Syrie, voisine du Liban, a accentué les tensions entre les sunnites et les chiites, en particulier le Hezbollah, allié de l'Iran, qui s'est engagé à combattre aux côtés de Damas aussi longtemps que nécessaire. L'Iran a d'ailleurs accusé Israël d'être responsable de cet "acte terroriste".
source: journal le monde

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