Le ministre des Transports, Amar Ghoul, promet une véritable «révolution» dans ce secteur, à travers entre autres, l’instauration d’une ligne maritime qui va relier, dans un premier temps, les wilayas de Boumerdès, Alger et Tipaza ainsi que l’acquisition des «avions-taxis» pour faciliter les déplacements surtout aux citoyens issus des régions du Grand-Sud et des Hauts-Plateaux.

Admettant que les projets réalisés jusque-là par les pouvoirs publics sont loin de répondre aux attentes de la population, le ministre affirme que son département est plus que jamais déterminé à agir pour mettre un terme à un «problème de taille».
«Nous voulons réactiver le transport maritime sur la côte d’Alger, et nous sommes, dans ce sens, en train de finaliser l’examen du projet relatif à la création d’une ligne maritime qui va lier les wilayas de Boumerdès, Alger et Tipaza.
Avant de passer aux grandes lignes, comme Alger-Annaba, Oran et Mostaganem », a révélé, hier, Ghoul lors d’une conférence de presse animée en marge des grandes assises nationales des transports organisées au Palais des nations, à Alger.

Dans ce sens, l’ancien ministre des Travaux publics précise que son département prendra en ligne de compte la tarification du ticket de manière à ce que celle-ci, a-t-il dit, soit rentable pour les investisseurs et abordable pour les voyageurs. Par ailleurs, Amar Ghoul parle d’un processus d’acquisition de 25 bateaux, dont deux pour le transport des voyageurs d’une capacité de 2 000 personnes chacun.

Le ministre révélera aussi que la flotte du transport maritime sera renforcée par un premier navire qui sera acquis le mois de février prochain. «Par rapport à l’achat des navires, il faut savoir que ce n’est pas une mince affaire surtout en ce qui concerne le choix des constructeurs», a-t-il répondu à la question de savoir le pourquoi des retards accusés dans l’acquisition des navires achetés par l’Algérie.
Toujours dans le même ordre d’idées, le successeur d’Amar Tou a mis l’accent sur la nécessité de réorganiser l’espace portuaire et d’ouvrir tous les espaces maritimes, notamment le port d’Alger, aux familles.

S’agissant des «avions-taxis», le conférencier a indiqué que son département prévoit d’instaurer ce service pour répondre, a-t-il dit, aux besoins des citoyens issus des régions du Grand- Sud et des Hauts-Plateaux. «Nous n’inventons rien ! Nous allons faire ce qui se fait dans les autres pays au monde», a-til encore ajouté. Toutefois, Ghoul ne souffle aucun mot sur les dates de leur mise en service.
Pour le transport aérien toujours, le ministre fait remarquer que la capacité d’accueil de l’aéroport d’Alger estimée actuellement à 6 millions de voyageurs/an sera revue à la hausse, pour atteindre avec la réalisation d’une nouvelle aérogare, les 10 millions d’ici 2020. «Notre aéroport sera ainsi classé dans la catégorie A », s’est-il réjoui.


MESURES INCITATIVES POUR LE RETRAIT DES BUS VÉTUSTES DE LA CIRCULATION
Interrogé sur les bus vétustes qui circulent toujours au niveau de plusieurs wilayas du pays, à l’instar de la capitale, le successeur d’Amar Tou a laisséentendre que des mesures incitatives seront prises pour retirer progressivement ces derniers de la circulation.
«Nous ne pouvons pas retirer, du jour au lendemain, tous ces bus car plusieurs travailleurs vont se retrouver au chômage », a-t-il argué, en précisant que les transporteurs privés disposant de bus vétustes bénéficieront de tout le soutien de l’État pour «rajeunir» le parc actuel.
Quant au volet relatif à la tarification, le ministre a laissé entendre que des réflexions sont engagées pour trouver des formules qui permettent aux citoyens de se déplacer à moindre coût. Sur un autre chapitre, l’ancien ministre des Travaux publics admet l’existence d’une anarchie dans l’exploitation des licences taxi et estime aussi que les textes de loi relatifs à la création des auto-écoles doivent être «revus».

Le conférencier a également fait savoir que son département prépare un décret pour mettre le holà au problème de la surcharge au niveau des bus et des camions de transport de marchandise qui, a-t-il poursuivi, est en partie derrière la détérioration des routes.

«Celles-ci (les routes, ndlr) sont généralement dégradées à cause du non-respect par les transporteurs des normes en termes de poids», a-t-il estimé. Pour sa part, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a mis l’accent sur la nécessité de développer le secteur des transports. Notons que la clôture des grandes assises nationales des transports aura lieu aujourd’hui au Palais des nations.
Les 25 ateliers qui ont été mis en place pour débattre de plusieurs thématiques, dont «la circulation et sécurité routière», «l’usage de la voiture personnelle en Algérie» et le «transport par route» vont, de ce fait, présenter leurs conclusions sous forme de recommandations.

source: algerie360

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